Alors que l’Afrique de l’Ouest connaît une nette accélération de son développement industriel en 2025, le défi de la formation technique et professionnelle des jeunes reste crucial à l’échelle de tout le continent. Avec une jeunesse dynamique et une industrialisation en marche, l’Afrique doit impérativement combler le fossé entre les compétences existantes et les besoins croissants du marché du travail pour transformer son potentiel démographique en moteur de croissance.
En 2025, les jeunes de moins de 25 ans représentent plus de 60 % de la population africaine. D’ici 2030, ils constitueront environ 42 % de la jeunesse mondiale (Population Reference Bureau – PRB). Cette croissance démographique offre une opportunité majeure de développement pour les états africains, à condition d’investir dans l’éducation, la santé, la formation, l’emploi et la participation citoyenne des jeunes.
L’Afrique de l’Ouest connaît une expansion industrielle, notamment dans les secteurs minier, énergétique et technologique. Des projets tels que le « Petroleum Hub » au Ghana, les mines de Simandou en Guinée, le champ gazier GTA entre le Sénégal et la Mauritanie ou encore le développement de centrales solaires en Côte d’Ivoire illustrent cette dynamique.
Cependant, cette industrialisation nécessite de lourds investissements et une main-d’œuvre qualifiée. Plus d’un jeune sur quatre en Afrique n’est ni en emploi, ni en éducation, ni en formation (OIT 2024) et beaucoup parmi les actifs occupent des emplois vulnérables ou informels. Le manque de compétences techniques adaptées freine l’absorption de cette jeunesse par le marché du travail.
Le transfert de technologie est également essentiel pour renforcer les compétences locales. Des entreprises comme Diabong Corp au Sénégal, développent des technologies innovantes telles que l’usinage à commande numérique et l’impression 3D, contribuant ainsi à la montée en compétence des jeunes.
D’ici 2030, le continent verra arriver des dizaines de millions de jeunes sur le marché du travail. Pour absorber cette main-d’œuvre, les états devront mettre en place des politiques et des mesures permettant de :
– Renforcer les formations techniques, technologiques et professionnelles alignées sur les besoins de développements industriels.
– Favoriser le transfert de technologies et de compétences.
– Encourager la collaboration entre les secteurs public et privé pour créer des opportunités d’emploi.
En investissant dans ces domaines, l’Afrique de l’Ouest et le Continent dans son ensemble peut transformer son potentiel démographique en un levier de développement industriel et économique durable.

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